Les bonnes associations au potager

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Les bonnes associations au potager

Connaissez-vous l’allélopathie ? Sous des apparences scientifiques, ce phénomène s’exerce naturellement en permanence, discrètement et secrètement parmi les plantes du potager.

 

Vous aurez déjà remarqué que certains légumes poussent mieux ou moins bien en compagnie d’autres légumes… En effet, cela est dû aux interactions biochimiques, positives ou négatives, d’une plante sur une autre, que l’on nomme l’allélopathie. Pour simplifier, divers composés chimiques présents dans les végétaux produisent des échanges gazeux qui régissent ou régulent les bonnes relations du potager et du jardin en général !  

 

Sachant que certaines plantes s’entraident, le jardinier a donc tout intérêt à les associer afin qu’elles se protègent mutuellement et qu’elles expriment au mieux leur potentiel. C’est ainsi qu’est née la culture associée encore appelée compagnonnage. 

 

D’une part, les bonnes associations au potager permettent de limiter la pression des maladies et des ravageurs. Parmi les plus courantes on peut citer : carotte et aneth pour lutter contre la mouche de la carotte, poireau et céleri pour lutter contre la teigne du poireau, carotte et oignon pour lutter à la fois contre la mouche de la carotte et le thrips de l’oignon, chou et laitue pour lutter contre l’altise du chou, tomate et calendula pour lutter contre l’alternaria de la tomate ou encore  chou et œillet d’Inde pour lutter contre la piéride du chou… Bref, les associations favorables sont très nombreuses.

 

D’autre part, certaines associations permettent aussi d’apporter un gain de productivité important au potager en densifiant les plantations en rangs alternés et plus serrés : tomate et laitue (en rajoutant en plus des laitues entre les pieds de tomates), pomme de terre et maïs, haricot et fenouil, carotte et poivron, fraise et poireau, fraise et laitue ou encore haricot grimpant et maïs doux qui fait office de tuteur.

 

En conclusion, il est donc possible d’augmenter la productivité du potager tout en favorisant la biodiversité et un bon équilibre naturel.

 

Alors à vos essais associatifs !

 

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