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5 expressions et histoires trop choux !

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5 expressions et histoires trop choux !

Chou chèvre rose loup

Découvrons ensemble notre TOP 5 des expressions où l’on retrouve le mot « chou » (Brassica oleracea L.), ce légume de saison de la famille des Brassicacées (ou crucifères). 

Bête comme chou : 
Qui n’a jamais dit « c’est bête comme chou » pour expliquer que c’est très simple, facile, enfantin ? Comme beaucoup de légumes, le chou n’est pas réputé pour son intelligence. Mais alors pourquoi le chou plus qu’un autre légume ? Cette expression datant du XIXe siècle était au départ employée pour qualifier une personne d’idiote. Le « chou » désigne à la fois la tête d’un humain, mais aussi l’arrière-train d’un homme. De ce fait, l’attribution du mot chou est restée pour nommer la faible intelligence d’un individu. 

La feuille de chou :  
Au XIXe siècle, le chou est sur toutes les tables grâce à sa facilité de culture, sa disponibilité toute l’année et son faible prix. Il est donc considéré à l’époque comme un légume basique, courant, sans grand intérêt en dehors de remplir l’estomac. Le chou sert alors à qualifier un journal insignifiant, sans valeur, dérisoire, au moyen de l’expression suivante : « feuille de chou ».

Ventre à choux : 
Ventre à choux ou plutôt « ventrachoux », ce sont les surnoms des Vendéens. L’origine du surnom est discutée mais tout de même liée aux guerres de Vendée. A la fin du XVIIIe siècle, royalistes et républicains sont en guerre. Il est alors raconté que les Vendéens s’embusquaient dans les choux, cultures répandues dans la région, à destination du bétail. Aussi pour se cacher, les Vendéens ne se mettaient pas « ventre à terre » mais « ventre à choux ». 
Cette version est parfois contestée pour une origine plus récente et consécutive aux guerres de Vendée. À la suite de cet épisode belliqueux, la famine sévit dans la région et il faut nourrir le bétail, ce qui amplifie la culture de divers choux, particulièrement adaptés au bocage vendéen. S’en suit un exode qui emmène les Vendéens vers les Charentes… avec leurs habitudes. Il semblerait que les Charentais aient affublé les Vendéens de ce sobriqué, imageant la « passion » pour ce légume !

Ménager la chèvre et le chou : 
Selon certaines interprétations, l’expression « ménager la chèvre et le chou » viendrait d’un jeu supposé machiavélique consistant pour un paysan à faire traverser une rivière à un loup, une chèvre et un chou, à l’aide d’une barque ne pouvant transporter qu’un seul élément à la fois. Au cours de ce périple, il s’agirait de ne pas laisser côte à côte et seuls, le loup et la chèvre ou la chèvre et le chou. L’homme devrait donc commencer par le transport de la chèvre, revenir à vide pour transporter le chou et le déposer pour reprendre la chèvre et ne pas la laisser près du chou. Ensuite, il serait convenable de ramener plutôt le loup et de le déposer près du chou en laissant la chèvre à sa place, pour repartir à vide et embarquer la chèvre sans s’inquiéter du bon voisinage du loup et du chou. 
C’est pour cette raison que « ménager la chèvre et le chou » serait synonyme de trouver une solution pour que chacun des protagonistes soit satisfait de l’arrangement établi.

Faire chou blanc : 
L’expression faire chou blanc n’a rien à voir avec l’espèce potagère dont on consomme les feuilles, puisque le chou ici est prononcé « à la berrichonne », car c’est du Berry qu’émanerait cette expression. Serait-ce à cause de l’origine latine du nom chou caulis que le son [k] s’est maintenu de manière dialectale ? Ainsi, le c[h]oup blanc était en fait un coup nul, synonyme de l’absence de résultat. L’expression « faire chou blanc » est donc une manière de dire « ne pas réussir, é-chou-er » en quelque sorte ! 

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